Le coaching linguistique rapproche les gens
À Roulers, lors d’un coaching linguistique ordinaire, quelque chose de particulièrement beau s’est produit. C’est le genre de moment qu’on ne peut pas planifier, mais qui surgit spontanément – et qui touche droit au cœur. La coach Sharon raconte :
« Le groupe était, comme toujours, un mélange de personnes aux parcours, aux langues et aux origines variés. Parmi elles, il y avait un jeune homme et un homme plus âgé. Tous deux discrets, calmes, chacun dans son monde. Mais à un moment donné, ils se sont soudain mis à parler arabe entre eux.
J’ai été surprise. Leur conversation ne ressemblait pas à une première rencontre. Il y avait quelque chose de familier, de chaleureux, de reconnaissable.
“Dites,” ai-je demandé avec curiosité, “vous vous connaissez peut-être ?”
Ils se sont regardés un instant, presque comme s’ils venaient à peine de s’en rendre compte eux-mêmes. Et puis, l’histoire est remontée à la surface.
Ils se sont avérés tous deux originaires de Palestine. Leurs vies les avaient, comme tant d’autres, contraints à fuir. D’abord vers le Liban, où ils avaient—sans le savoir—été voisins pendant des années. L’homme plus âgé avait même connu le garçon lorsqu’il était enfant. Mais la vie les avait ensuite emportés chacun de leur côté.
Depuis le Liban, ils avaient finalement, séparément, fui vers la Belgique. Les années avaient passé. Les souvenirs s’étaient estompés. Jusqu’à ce jour-là, dans une salle de classe à Roulers.
Ici, loin de chez eux, loin de tout ce qui leur était familier, ils se sont retrouvés.
Ce fut un moment de pure connexion. Un rappel que, peu importe la distance parcourue et tout ce que l’on peut perdre, il reste toujours quelque chose qui relie les gens. »